Abri Marguerite

« Ce n’est pas facile d’obtenir des locaux vides pour tous ceux qui en ont besoin, mais heureusement, la solidarité et l’esprit de communauté sont d’incroyables forces. »

Raymond Simard, consultant appuyant la CCSM

Un accueil qui fait toute la différence

Originaire d’Algérie, Katia Kaci a mis le pied pour la première fois à Winnipeg, la ville qu’elle convoitait tant, en 2015. Lors de cette visite exploratoire, elle a été hébergée durant neuf jours par Abri Marguerite, une mission gérée par l’Accueil francophone qui met depuis 2008 à la disposition des nouveaux arrivants des logements de transition meublés. Tout de suite, elle a senti un accueil hors du commun.

« Sans aucun doute, c’est à Abri Marguerite que je voulais rester. C’était impensable pour moi d’avoir autant d’avantages dans un logement d’accueil : literie, meubles, ustensiles, wifi… Que ce soit le rapport qualité-prix ou la localisation, c’est vraiment l’idéal pour une famille », se réjouit-elle.

En effet, situé au cœur de Saint-Boniface et à proximité de nombreux organismes du quartier, l’emplacement d’Abri Marguerite a permis à Katia Kaci et sa famille de s’acclimater dans un environnement francophone. « C’était très rassurant d’être dans un environnement où l’on pouvait s’exprimer en français avec les gens, se souvient-elle. De plus, l’école française de mes enfants était très proche. C’était parfait! »

Deux ans plus tard, accompagnée de ses deux garçons âgés de neuf et sept ans, elle prend ses valises et déménage définitivement au Manitoba. Elle retrouve alors Abri Marguerite pendant un mois, le temps de trouver son propre logement.

Aujourd’hui installée dans un appartement à Saint-Boniface, Katia Kaci se sent très chanceuse d’avoir eu un accueil qui dépassait de loin ses attentes.

« Je suis très heureuse de mon séjour avec Abri Marguerite. Je m’y sentais comme à la maison. Il y a tellement de choses à penser lorsque l’on arrive de l’autre côté du monde. Il faut s’adapter, s’organiser. C’est beaucoup de stress. Avoir un tel soutien pour le logement, c’est rassurant. On se sent tranquille. C’est une véritable paix intérieure », affirme-t-elle.

« Il est très important d’ouvrir les portes de la communauté autant que possible, estime le consultant appuyant la Corporation catholique de la santé du Manitoba, Raymond Simard. En 2016, des milliers d’immigrants et réfugiés syriens arrivaient au Manitoba. Face à cette demande extraordinaire, nous nous sommes ouverts à la collaboration, avec évidence, pour élaborer notre accueil. Nous avons alors tout fait pour offrir plus d’unités de logement disponibles. »

Grâce à la collaboration du diocèse de Saint-Boniface, beaucoup de réfugiés ont pu être hébergés, et aujourd’hui Abri Marguerite espère obtenir un autre bâtiment pour pouvoir doubler le nombre de suites disponibles.

« Ce n’est pas facile d’obtenir des locaux vides pour tous ceux qui en ont besoin, mais heureusement, la solidarité et l’esprit de communauté sont d’incroyables forces », termine-t-il.